160 kilomètres en parapente depuis le Puy de Dôme vers Millau
Récits de deux vols à quelques jours d’intervalle depuis le sommet du Puy de Dôme vers le sud. Un premier de 100 K et un second de 164 K réalisés par François Garandet, le directeur de Flying Puy de Dôme.
Cap plein sud pour un premier cross de 100 kilomètres
Après une belle matinée à faire découvrir le parapente en biplace à des passagers toujours émerveillés, François enfourche son Advance Omega ULS. La marque suisse avec son dernier modèle d’Omega flirte avec la perfection dans cette catégorie de voile destinée aux pilotes expérimentés et exigeants…. L’école, depuis très longtemps partenaire d’Advance, est le revendeur officiel de la marque. Toujours certain de la qualité, de la fiabilité et de la sécurité des modèles, depuis les parapentes débutants jusqu’aux machines plus aiguisées. Sellette Lightness 4, secours SQR 100 et vario tableau de pilotage Air 3. Décollage donc vers 14h00 du sommet du géant d’Auvergne face Ouest avec 15 km/h de vent de face, conditions anticycloniques. Le vol se déroule dans des conditions printanières avec des thermiques vifs, puissants et nerveux jusqu’à 6 m/s, véritables ascenseurs atmosphériques. Un gros point bas 15 km après le décollage au niveau du Puy de Zanières, les pieds pas loin des cimes des arbres, sauvé par la précision de l’Omega et un acharnement à ne pas mettre les pieds au sol ! Survol du magnifique Viaduc de Garabit et posé à 100 km pour profiter d’une récup familiale en voiture. Les photos ci-dessous montrent le paysage mais aussi le profil de vent selon l’altitude et la trace du vol.
Quelques images du vol de 100 kilomètres avec le tracé et le profil météo de vent
160 kilomètres quelques jours plus tard…
Même voile, sellette et secours mais un vol sans instrument (donc sans GPS ni altimètre / variomètre) ressemblant au niveau des conditions au précédent avec 1 à 2 huitièmes (octas) de cumulus. Des stagiaires perfectionnement qui profitent de belles conditions avant d’aller se poser, car la masse d’air devient progressivement plus tonique et sportive. Anaïs, élève perf, clôture le bal avant que François prenne la poudre d'escampette, toujours vers le sud... Un point bas à 200 m sol après Valbeleix, puis bloqué par du vent d’Ouest à 30 kilomètres du viaduc de Millau... en marche arrière sauf dans les 30 derniers mètres avec l’effet de sol qui, grâce à la viscosité et au frottement, ralentit la force du vent. Des conditions réservées à des pilotes très expérimentés et en pleine possession de leurs moyens….
Voler sans vario : un exercice formateur
Ce second vol s’est donc effectué sans instruments de vol... Obligeant le pilote à être bien concentré et à l’écoute de ses sens (souvenez-vous de notre article de blog à ce sujet ici : https://www.flying-puydedome.fr/blog/les-5-sens-en-parapente). La philosophie générale étant de voler en sécurité, bien sûr et toujours, mais plus au plaisir, à l’instinct, aux sensations. Ne pas être toujours en mode analytique mais continuellement s’adapter, faire preuve de souplesse mentale pour coller à la masse d’air, se laisser porter dans le ciel par les vents verticaux et horizontaux…
PS : Ne manquez pas sur notre blog un article sur les ascendances thermiques ici : https://www.flying-puydedome.fr/blog/la-folle-derive-du-thermique ainsi qu’un second sur la spécificité des vols en parapente au printemps ici : https://www.flying-puydedome.fr/blog/le-parapente-au-printemps















